Chaudières vapeur
QUALITE DE L'EAU
La présence d'un système de traitement d'eau adapté est essentiel
Caractéristiques des eaux pour une chaudière à tubes de fumée de timbre 10 bars
Timbre |
10 bars |
Eau d'alimentation |
pH |
8,5<pH<9,5 |
Dureté totale TH (°F) |
0<TH< 0,5 |
Teneur en huile |
Néant |
Teneur en silice |
La plus faible possible |
02 |
<0,10 mg.l-1 |
Eau de chaudière |
Dureté totale TH (°F) |
0 |
TAC (°F) |
40<TAC<120 |
TA (°F) |
TA>0,7.TAC |
SiO2 en mg.l-1 |
< 100 |
Salinité totale en mg.l-1 |
<3500 |
Cl- en mg.l-1 |
<700 |
Phosphates PO43- (mg.l-1) |
Entre 15 & 30 |
Caractéristiques des eaux de générateurs.
Les caractéristiques des eaux de chaudière dépendent :
- du type de générateur de vapeur,
- du régime de vaporisation,
- du timbre de la chaudière,
- de la qualité de la vapeur demandée par l'utilisateur,
- de la nécessité de protéger la chaudière et le circuit de distribution contre les corrosions.
Afin de répondre aux problèmes rencontrés, le maintien des caractéristiques de l'eau dans les générateurs doit se faire dans une fourchette d'autant plus serrée que le timbre est élevé ou qu'il est demandé une bonne qualité de la vapeur.
Paramètres caractéristiques :
- pH : limité en valeur inférieure et en valeur supérieure pour répondre aux risques de corrosion. Le maintien du pH dans les fourchettes indiquées pourra être obtenu par utilisation d'une solution tampon : mélange de phosphates (mono-, di- ou trisodiques).
- TH : limité en valeur supérieure : élimination des alcalino-terreux qui conduit dans tous les cas à un passage sur lit de résine au minimum en cycle sodium.
Un adoucissement ne sera jamais suffisant pour éliminer totalement les ions calcium. L'injection de phosphates permet de séquester la fuite calcique des adoucisseurs.
- Matières huileuses : absence pour éviter leur saponification du fait du maintien d'un pH alcalin.
Titre TA : titre alcalimétrique simple et complet
- limités en valeur supérieure afin de ne pas avoir une viscosité trop élevée (lutte contre le primage). Ceci passe dans certains cas par une décarbonatation et dans tous les cas par un ajustement des purges de déconcentration.
- Silice : limitée en valeur supérieure pour éviter les précipitations de tartres siliceux et les risques d'entraînement de silice par primage (ou, pour les chaudières haute pression, un entraînement en phase vapeur).
- Rapport silice au TAC : La silice étant d'autant plus soluble que le pH et le TAC sont élevés, ce rapport permet de maintenir la silice essentiellement sous forme dissoute (limite la silice colloïdale).
- Salinité totale : D'autant plus limitée que l'on désire une vapeur de bonne qualité donc non polluée par primage : vapeur peu minéralisée et pour le cas de la vapeur saturée, sèche).
Remarque : le contrôle de la salinité peut se faire avec une bonne approche, en mesurant la résistivité de l'eau. Ce contrôle peut d'ailleurs permettre une automatisation des purges.
- Chlorures : De part leur mobilité ils sont l'un des facteurs importants de la corrosion. Ils peuvent en effet, se concentrer localement et entraîner ainsi une baisse du pH.
- Composés phosphorés : Le maintien d'une concentration en dérivés phosphorés permet dans des conditions parfois différentes de :
- maintenir un milieu tampon par des mélanges de phosphates disodiques et trisodiques.
- précipiter les alcalino-terreux pouvant provenir du percement d'une colonne de résine et éviter la formation de dépôts sulfatés. Les sels de réaction peuvent être dispersés par utilisation de produits de conditionnement ad hoc (extraits végétaux, polymères de synthèse),
- lutter contre la corrosion par formation de phosphates métalliques insolubles et peu perméables qui renforce la protection des aciers.
- Oxygène : Elimination par dégazage thermique ou par voie chimique dans le cas de l'utilisation d'un réducteur.
- Conductivité (ou résistivité) : C'est un paramètre essentiel pour la conduite des chaudières électriques (celles basées sur la technologie à arc). Le dosage de réactifs permet d'amener l'eau aux caractéristiques souhaitées.
- Fer et cuivre : Ils peuvent provenir des retours condensats et générer des problèmes dans les chaudières électriques : création d'arcs parasites, et pour le cuivre être source de corrosion par pile bimétallique (queque soit le type de chaudière).
A ces paramètres il y a lieu d'ajouter les concentrations en produit de conditionnement nécessaire pour la protection du réseau vapeur et du réseau de retour des condensats.
Le contrôle des paramètres en chaudière se fait par prise d'échantillon. L'eau doit être refroidie afin d'éviter une revaporisation qui modifie les concentrations en sels.
Les mesures sont réalisées à 20ºC ou ramenées à 20ºC : compensation de température sur pH-mètre, conductivimètre
Nous conseillons :
- De respecter impérativement les consignes d’entretien.
- D’ effectuer au minimum une vidange journalière (ou par cycle) de la cuve .
- D’analyser l’eau d’alimentation de la chaudière et d’ajouter un dispositif de traitement de l'eau adapté. (adoucisseur, antitartre,anticorrosion..)
- De contrôler régulier la qualité de l’eau d’alimentation
- De préférer une alimentation par bâche à eau.
Dans le cas d’utilisation d’une bâche à eau
- De contrôler régulier la qualité de l’eau d’alimentation
- Le chauffage de l'eau d'alimentation de la chaudière pour réduire les gazs
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